Priscilla Royer

Depuis l’automne-hiver 2015, Priscilla Royer est la directrice artistique de Maison Michel. Après sa formation au Studio Berçot, elle initie sa carrière auprès de Vivienne Westwood, à Londres, en 2007. Vivienne Westwood et Andreas Kronthaler lui confient alors la direction de Red Label.

À l’issue de ces cinq années londoniennes, Priscilla Royer rentre à Paris. Entourée de sa soeur et d’une amie, elle fonde Pièce d’Anarchive. Cette maison de prêt-à-porter haut de gamme se distingue par ses collections précises et singulières, entre militantisme expérimental anglo-saxon et classicisme du savoir-faire français. Priscilla Royer travaille en étroite collaboration avec Paolo Roversi qui met la marque en image dès sa naissance. L’audace et la minutie sont bientôt récompensées : Pièce d’Anarchive se voit décerner le prix des premières collections de l’ANDAM en 2012. Le label ferme ses portes en 2014, après une ultime collection mise en lumière par l’artiste plasticien Jean-Pierre Raynaud.

Peu de temps après, Priscilla Royer est approchée pour prendre la direction artistique de Maison Michel. La créatrice y engage au fil des collections une réflexion pragmatique sur l’habillage de la tête, du chapeau formé au chapeau coupé-cousu, en passant par le bijou. Le couvre-chef se déleste des connotations qui l’entourent et ne devient qu’une histoire de style. La directrice artistique s’empare des savoirs-faire d’hier pour écrire l’histoire de demain et insuffler au quotidien une forme de beauté. Elle transforme l’atelier en laboratoire créatif, multiplie les tests, et développe des techniques novatrices, à l’instar des pailles souples qui se roulent ou des feutres qui résistent à la pluie. Sous l’impulsion de Priscilla Royer, l’aura de Maison Michel passe aujourd’hui par des individualités fortes, féminines comme masculines, qui arborent des accessoires de tête issus d’un savant alliage d’innovations technologiques, de références culturelles et historiques alternatives, de portabilité et de culte de l’attitude.

“Hat is the New Tattoo.”